Presse

Les 11 fédérations majeures du commerce et de la restauration dénoncent les propos tenus par le Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC) dans son communiqué en date du 9 avril.  
 
Dans son communiqué de presse, les représentants du CNCC entendent présenter « leurs mesures de solidarité » en matière de facturation et de mise en recouvrement des loyers et charges de leurs locataires commerçants.
 
Les fédérations de commerçants et de restaurateurs, dont les secteurs représentent 2,6 millions de salariés, dénoncent ces propositions totalement inadaptées à la profondeur de la crise que nous traversons, et irrespectueux au regard des efforts supportés par l'Etat, les commerçants et les salariés.  
 
Alors que le Gouvernement agit à travers des mesures puissantes et prend conscience de la question cruciale des loyers pour la trésorerie des commerçants et restaurateurs,  
 
Alors que les enseignes et commerces, quelle que soit leur taille, subissent une perte de chiffre d’affaires considérable en raison de la fermeture contrainte de leurs points de vente,
 
Alors que les entreprises doivent assumer l’avance du paiement des salaires, le poids financier des stocks de marchandises, le règlement de leurs fournisseurs,
 
Alors que la très grande majorité des commerçants de centres commerciaux ont payé depuis janvier leur loyer du premier trimestre, y compris pour le mois de mars dans son entier,
 
Alors que plus de deux millions de salariés du secteur sont en chômage partiel et connaissent aussi des pertes de revenus et de pouvoir d’achat, 
Alors que nombre de ces entreprises et salariés multiplient les actions pour soutenir les équipes soignantes et préparer la sortie de crise,
 
Alors que chacun prend sa part dans cette crise d’une ampleur exceptionnelle, les fédérations dénoncent l’absence totale de solidarité des bailleurs qui marque un profond mépris à l’égard de leurs partenaires commerçants.
 
Les bailleurs de centres commerciaux, à travers la voix du CNCC, considèrent que les loyers doivent être perçus normalement, sauf pour les plus petits commerçants auxquels il est proposé un étalement sur 24 mois (et non une annulation).

 

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