En attendant les législatives

L’élection d’Emmanuel MACRON puis la composition du gouvernement nous donnent quelques indications sur la manière dont pourraient être appréhendés les sujets concernant le commerce dans les prochains mois.

Premier constat, déjà largement commenté : pas de ministre ou de secrétaire d’Etat au commerce. Bercy (Bruno Le MAIRE) saura garder la haute main sur les activités économiques quelles que soient leurs spécificités sectorielles et leur régulation (équité, concurrence …).

Le message fort est la création d’un ministère de la Cohésion des Territoires (Richard FERRAND). Cette décision met en exergue la prise en compte de la nécessité impérative d’appréhender globalement les éléments structurants de la société de demain (économie, logement, transport, enseignement, …) en analysant les conséquences positives et négatives sur les différents profils de territoires (métropole,villes moyennes, urbain, rural…). C’est essentiel pour l’avenir de notre société. A défaut, certains territoires seraient, comme nous l’avons déjà malheureusement constaté, laissés pour compte.

Pour le commerce, cette appréciation territoriale, cette prise de hauteur, sont essentielles pour permettre aux élus locaux la mise en oeuvre des politiques intelligentes, coordonnées entre acteurs publics et privés que nous réclamons afin que le commerce, notamment de centre-ville puisse conserver, voire parfois retrouver, sa dynamique (cf. Le Palmarès des centres-villes dynamiques Procos-Janvier 2017). Sans habitant, sans activité économique, pas de commerce !

Mais, pour avoir confirmation, attendons les législatives et préparons la rentrée.


Emmanuel LE ROCH,
Délégué Général de Procos